Troubles du sommeil chez l'enfant et l'adolescent

De nombreux troubles du sommeil existent. Heureusement, pour la plupart d'entre eux des solutions existent.

L’insomnie pédiatrique

Tout comme chez l'adulte, l’insomnie pédiatrique se définit comme "une difficulté répétée avec l’initiation du sommeil, sa durée, sa consolidation ou sa qualité, et qui survient bien que l’heure et l’occasion de s’endormir soient adaptées à l’âge de l’enfant". 

La recherche estime qu'entre1 et 6% des enfants souffrent d’insomnie , et plus encore si l’on tient compte des enfants atteints de problèmes de développement ou de troubles médicaux ou psychiatriques chroniques. 

L'insomnie chez l'enfant est généralement liée au fait que l'enfant soit ncapable de s’endormir sans associer une certaine activité telle que :

  • regarder la télé

  • se trouver à un certain endroit (p. ex., le lit des parents);

  • tenir un certain objet (p. ex., jouet en peluche préféré).

Le syndrome de retard de phase du sommeil

Le syndrome de retard de phase du sommeil est fréquent à l’adolescence et au jeune âge adulte. C'est un trouble du rythme circardien dans lequel les gens ont tendance à s’endormir très tard et à éprouver des difficultés à se réveiller le matin. Il touche jusqu'à 3% de la population, principalement les adolescents et les jeunes adultes. La plainte d’insomnie chronique est souvent liée au syndrome de retard de phase chez l'adolescent ou le jeune adulte. Ce dernier peut également être lié à des problèmes psychiatriques et de personnalité, et comporte une importante composante génétique.

Le syndrome hyper nycthémérale

C'est un trouble du sommeil caractérisé par une apparente absence de stabilité du rythme circadien (à la différence du SRPS ou du SAPS où le rythme est simplement en avance ou en retard). Il est commun chez les non-voyants, y compris les enfants. Il peut survenir chez des individus non atteints de cécité qui sont traités pour un SRPS ou chez des personnes privées de repères temporels tels que la lumière.

Les parasomnies

Il s’agit d’une vaste catégorie de troubles du sommeil, le troisième plus commun chez les enfants après l’insomnie et les réveils nocturnes. Elles comprennent les cauchemars, le somnambulisme et le somniloquisme (parler dans son sommeil), le bruxisme nocturne (grincer des dents), l’énurésie nocturne (incontinence d’urine) et quelques troubles de mouvements. Elles sont principalement d’origine génétique et contrairement à l'adulte, elles sont liées à des facteurs développementaux plutôt que psychiatriques.

Le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS)

C'est un trouble du sommeil commun chez les jeunes enfants, qui touche entre 2 et 3% de la population. Il est caractérisé par des épisodes répétés d’obstruction respiratoire provoquant des hypoxies (faibles niveaux d’oxygène), des hypercapnies (niveaux élevés de dioxyde de carbone) ou des éveils respiratoires. Le SAOS peut entraîner des problèmes de santé, y compris un ralentissement de la croissance, des problèmes neurocomportementaux et cardiovasculaires. Parmi les facteurs de risque figurent l’ascendance africaine, l’obésité, les problèmes de sinus et d’allergies, les antécédents familiaux de SAOS ou les naissances prématurées.

Les hypersomnies centrales

La narcolepsie est une hypersomnie rare qui provoque l’apparition du sommeil paradoxal (trouble caractérisé par une somnolence excessive) dont les symptômes incluent un sommeil soudain et inattendu, des hallucinations hypnagogiques (qui surviennent lors de la transition entre le sommeil et l’éveil), la cataplexie (perte soudaine de la tonicité musculaire), une paralysie du sommeil (trouble dans lequel les individus sont incapables de bouger pendant une courte période après leur réveil). Il est rare chez les enfants et débute généralement au cours de l’adolescence. Il existe deux types principaux de narcolepsie : avec ou sans cataplexie (perte brutale du tonus musculaire).